Archives de la categorie Traductions

Un poème de Alban Nikolai Herbst (3)

Es ging der Sommer heimwärts.

Es ging der Sommer heimwärts
schlich auf ein städtisch Sterbelager
und legte sich da hin

um morgens seine Kühle
anästhesierend auszuhauchen
Nun fiel ihm jedes Blatt von hoch herab

lag armvoll an den Bordsteinrändern
in warme Haufen aufgerecht
Vom Fruchtsein frei die Haselnüsse

bereit zu platzen
unter den Rädern der Kehrfahrzeuge
orangefarbener Fahrer

warteten über den Fußweg gestreut
daß man sie kämmt

L’été s’est retiré chez lui.

L’été s’est retiré chez lui,
il s’est hissé sur son châlit citadin d’agonie
et s’y est allongé

afin le matin d’expirer sa froidure
souffle anesthésiant
Voici que les feuilles lui tombent des cimes

gisant misérables sur les bords des trottoirs
elles sont ratissées en tièdes entassements
Les noisettes vidées de leurs fruits

prêtes à exploser
sous les roues des balayeuses
de chauffeurs tout d’orange vêtus

attendaient dispersées sur le trottoir
qu’on les enlève

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Un poème d’Alban Nikolai Herbst ( 2 )

Sanft vergeht der Nachmittag.

das Wasser ist grün wie ein Ruf,
und so schnell wie er fließt es hin

doch verschwindet nicht, scheint es
sondern schillert in Zeit

hinterm Stein
in dem Licht
über dem Grund

wisperts von dem, was ich bin

 

(der engel ordnungen: dielmann Verlag, Frankfurt a.M., 2008)                                     

Doux glissements d’après-midi

l’eau est verte comme un appel,
et comme lui vite elle fuit

ne disparaît pas pourtant, semble-t-il
mais miroite dans le temps

derrière la pierre
en pleine lumière
au-dessus de l’abîme

ça chuchote sur ce que je suis.

 

(hiérarchies des anges: dielmann éditeur, Francfort, 2008) trad. R. Prunier

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dernière minute !

L’écrivain, fatigué, préféra se retirer un moment sur ses terres germano françaises (Strasbourg) jusqu’au samedi 8 août.

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Un poème d’Alban Nikolai Herbst ( 1 )

Bin gestanden, Frau

morgens am Grab deines Trakls
ach wie es mich dann am Abend
beschämt

(sehr viel Schnne war aufgewölbt
blendend
starr die jähe Nordwand)

ihm kein
Steinchchen dagelassen zu haben
von dir auf seinen Namen gelegt

(Diese Geste allein läβt ihn die Toten empfangen
den Kuβ :
zitternd ihre Lippen der kleinen Last dargeboten)

- vergessen, unfaβbar, hatte ich dich
als hätte e r, hätte T r a k l, nicht d e i n e r
gedacht

solch ein Vorbei ist der Schnee gewesen

[Dem nahsten Orient. 4.]

Je fis halte, ma dame

ce matin à la tombe de ton Trakl
ah comme vers le soir je me sens
désolé

(tant de neige était amoncelée
aveuglante
l’abrupte paroi nord dévalait)

de ne lui
avoir pas laissé là quelque pierre
déposée de ta part sur son nom

(Car ce geste est offrande à nos morts
un baiser:
léger lest offert à leurs lèvres tremblantes)

- je t’avais, impensable, oubliée
comme si l u i, comme si T r a k l, avait sur t o i
fait silence

négligence à l’image de la neige

[Très proche Orient.4.]

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Petite annonce de traduction

A partir du 2 juin, nous allons commencer à publier, suivant en cela l’édition internet en allemand, le roman d’Alban Nikolai Herbst: « In NewYork » en langue française à l’intérieur du blog de l’auteur: « Die Dschungel » – dans une rubrique particulière intitulée « PruniersRomanDeManhattan« , pour permettre la découverte de cette œuvre aux lecteurs de langue française. »

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