On sait de source sûre que Sophocle a écrit 123 pièces ; sept seulement nous sont parvenues. La culture occidentale a fait de ses pièces sauvées des piliers essentiels pour ses rêveries : les deux Œdipe et Antigone sont au cœur de toutes les considérations politiques, sociologiques ou psychologiques qui sont débattues à notre époque et ce depuis la Renaissance au moins. On se doute, lisant Sophocle, que ce pourrait bien être l’ensemble majeur du théâtre d’occident et que le reste, ma foi, Shakespeare excepté, n’atteint jamais cette largeur de vues. On imagine difficilement ce qu’aurait pu être notre culture si les 123 pièces nous étaient parvenues…
Aristote raconte le sujet d’une pièce de Sophocle qui a disparu ; grâce au philosophe, nous en avons la trame : une jeune fille est violée par un garçon ; pour qu’elle ne parle pas, il lui coupe la langue. La jeune fille se lance alors dans un travail de tissage pour raconter ce qui lui est arrivé et donner à voir le visage du coupable. Il est arrêté et exécuté.
Cette Voix de la Navette résonne en nous de manière étrange à cause des moyens techniques dont nous aurions disposé pour confondre le coupable. Le tissage, malgré tout, s’avère un moyen autrement malicieux que la recherche d’ADN : cet entrecroisement de fils énonce la vérité des faits et donne à voir le visage du criminel. J’y vois une représentation de l’écriture, où ligne après ligne la vérité se fait jour… l’intérêt de cette trame – le mot convient à merveille – semble inépuisable : poésie, théâtre, écriture, récit, tout est convoqué à la fois. Je n’oublie pas que la musique, où la mélodie n’a de sens qu’appuyée par l’harmonie, est également une trame tissée à la fois horizontalement et verticalement.
La Voix de la Navette est perçue comme une pièce magnifique de perspectives… elle est manquante, c’est vrai… mais le sujet en est si ahurissant qu’il nous semble que nos paroles théâtrales (musicales, mythiques) ne cessent de courir derrière son absence jusqu’à l’essoufflement.
Archives de la categorie Théâtre
On peut télécharger ma pièce sur mon site ici.
Cette pièce jouée par des amatrices, qui pour partie ont été victimes de violences conjugales, approche de sa trentième représentation ! D’autres sont prévues en 2010. Avis aux passionnés de théâtre ! Dates et lieux prévus prochainement:
Le 14 décembre à 20h30 au « Théâtre de la Manufacture » de Saint Quentin
le 15 décembre à 14h à la « Salle des fêtes » de Guise.
Le redémarrage des représentations de ma pièce « Des Illusions Désillusions » sur les violences conjugales – dont on peut trouver le texte intégral dans ce blog – a suscité une interview télévisée sur FR3 Picardie du metteur en scène. La voici telle qu’elle a été proposée ce lundi 16 novembre 2009:
Une représentation de cette pièce que l’on peut lire et télécharger ici , a lieu aujourd’hui à 20 heures à Creil (60) à la maison creilloise des associations.
Retrouvez les précédents monologues ici.
Pour l’amour, c’est comme au ‘Banco’,
Faudrait avoir une chance au grattage,
Enfin, je veux dire, une chance aux caresses,
Aux baisers, à la tendresse,
Donner du temps au temps, comme dit l’autre,
Pour voir si ça marche,
Mais là regarde, c’est comme à la loterie,
Tu tombes par hasard sur la plus belle fille du monde,
Et tu es amoureux à l’instant,
C’est ça qui ne va pas,
J’en veux beaucoup au coup de foudre,
Une vraie plaie, tu te crois gagnant,
Tu t’installes avec elle,
Et le temps te déchire tout ça en quelques années…
Ou alors il faudrait avoir plusieurs vies,
Une à l’essai et une autre où tu te méfierais de la loterie du coup de foudre
Et où tu aurais une vraie chance d’aimer parce que tu saurais…
Ça doit être pour ça que les curés ont inventé le paradis après la mort
C’est pour embêter la loterie
C’est un paratonnerre contre le coup de foudre…
Enfin, tout ça c’est du bricolage… Je n’y crois pas…
En amour, c’est bizarre, on n’a pas le temps de rigoler…
Oui, oui, on est content, sur le coup, c’est vrai…
On rigole un peu… oui, c’est vrai, j’exagère…
Oui, oh, ça va, on a bien le droit d’en rajouter nom de dieu
J’en rajoute parce que je suis tout seul, voilà !
Oui, je sais qu’il y en a qui vivent heureux ensemble, à deux,
Toute leur vie…
Je les envie
Je ne sais pas comment ils font
Ils ne doivent pas jouer au ‘Banco’
Ils vivent doucement,
Ou quand ils jouent, ils perdent, forcément,
Heureux en ménage, malheureux au grattage,
Je crois que leur truc c’est pas comme moi,
Oui je veux dire, moi, je parle, je parle,
Eux, les heureux, ils ne parlent pas,
Ils savent, ils devinent,
Un mouvement de paupières, une main qui effleure l’épaule,
Là, en pleine journée,
Sans rien dire…
Comme un adagio infini,
Pour elle et lui,
Piano et violon, doux, tu vois, très doux…
Moi, par contre, j’étale toutes mes loteries ratées,
Je donne des détails, j’invente, je tempête, je hurle,
Eux, les heureux, ils ne disent rien,
Ils n’en ont pas besoin,
Au fait, c’est peut-être ça la recette du bonheur à deux,
Ne rien dire… enfin, pas un mot de trop…
Faudrait que je me taise,
D’ailleurs, tiens, je vais le faire tout de suite,
Ah, oui, mais je n’ai pas la chance d’être à deux,
Oui, oh, ça ne fait rien,
Pour le bonheur il n’est jamais trop tard pour commencer,
Tiens, je commence tout de suite,
Allez, au revoir, je me tais, je me tais…
Au revoir dans le bonheur,
Au revoir…
Cette scène est extraite de la pièce sur les violences conjugales qui figure dans ce blog. Ce monologue a été ôté de la pièce et c’est pourquoi je ne l’ai pas conservé dans le document intégral téléchargeable. La scène a été cependant jouée dix-huit fois lors des représentations passées. Dans les représentations à venir, ce monologue a été remplacé par le dialogue d’une vieille femme avec une journaliste, dialogue qui semble plus en phase avec la thématique des violences conjugales. Ce « Miroir » reste donc détaché de l’ensemble. Il m’a semblé intéressant de le proposer ici pour montrer que les violences faites aux femmes ne sont pas seulement le fait des hommes, mais aussi du temps qui passe, la pire des injures faites aux femmes (les hommes semblent moins exposés à cette fatalité, le vieillissement n’étant pas aussi grave pour eux que pour elles).
(L’actrice est debout, dos au public, immobile. On peut utiliser deux actrices qui se relaient. On peut également envisager toutes sortes de dispositifs scéniques qui restituent le caractère de monologue intérieur du personnage. Lors des représentations publiques, le metteur en scène a eu l’excellente idée de présenter deux actrices en ombres chinoises qui se relaient dans le discours.)
Quand je passe devant un miroir, je pense : t’es pas belle, ma belle, le miroir fait oui de la tête, je m’approche et sans le vouloir je compte.
Je compte les rides, il y en a tellement que je me perds dans les calculs, dans mes années, là au coin de yeux il y a du monde, ça fourmille; tiens, elles sont apparues après six mois de mariage, la déception déjà. Après l’amour, la peine, après les étoiles dans les yeux, les étoiles gravées près des paupières et lentement, les décennies, années banales, font des spirales, la peau se creuse sous les coups, elle se gonfle ailleurs, on dirait un édredon pas drôle ; la souple peau s’est raidie au milieu des appels nerveux du quotidien, sans doute, chaque jour un peu plus sèche, peut-être ; on dirait une terre craquelée, c’est le puissant éclat des voix brutes qui s’adressèrent à moi, tout ce temps, et les accouchements (sans douleur, tu parles), et les enfants à nourrir et les enfants la nuit. Tiens, regarde la courbe du nez, un effondrement de falaise après un raz de marée, mais le pire c’est la bouche, elle est mauvaise, pleine d’ombre, les lèvres appellent l’amour mais d’avoir embrassé pour rien, pour presque rien, les voici désabusées, tombantes, presque froides, froides… c’est affreux des lèvres froides. Restent les yeux, l’intérieur des yeux, la pupille toujours claire, belle, mais personne ne le sait, il n’y a que moi qui la devine encore, pourtant ces pupilles, elles n’ont pas bougé, c’est moi, c’était moi.
Oh, mon miroir, pourquoi me murmures-tu encore ma mémoire, oui, tu me rappelles le temps où j’étais belle, ce temps d’avant, naïf, exalté. Tu te souviens, miroir, j’étais si pure, il suffisait que je sourie à mon reflet pour que les battements de mon cœur s’accélèrent, c’était moi, j’étais fière d’être moi, d’être toujours jolie, j’avais même au regard autre chose de plus, quelque chose qui forçait le respect, un éclat de vie, du vrai diamant, indestructible, je pouvais tout vivre, tout affronter, je mettais du rouge à mes lèvres, du rimmel à mes cils, pas pour faire la coquette, mais pour confirmer que je me savais belle et c’est cette confiance qui m’a valu de croiser le premier imbécile venu, on se marie, on se débat, on se bat, les joues se creusent, et les coups répétés du temps, de l’homme, des habitudes, font du visage une bouille, une bouille, oui, une bouillie… j’en suis venue à ne plus pouvoir me voir.
Écoute, miroir, toi et moi on se sépare, je crois que c’est mieux comme ça, on va s’éviter,
va fasciner d’autres alouettes, moi, je vais continuer à l’aveuglette,
miroir, passe ton chemin, va refléter plus loin…
je ne m’aime plus (La lumière s’éteint, on entend un bris de vitre).
oct 23
Solange et les oiseaux
(Un vieil homme s’avance en vêtements usagés. Il émiette du pain et jette les morceaux devant lui.)
venez, venez, les oiseaux, vous me reconnaissez, n’est-ce pas, vous voyez j’ai les mains pleines, n’ayez pas peur, je suis seul sur cette place déserte… ah tiens, une voiture ! mais non, n’ayez pas peur mes petits pigeons, moineaux et surtout vous mésanges charbonnières au masque noir, vous si parfaites, ne craignez rien, ce n’est qu’une portière qui claque, non, non, revenez, revenez…
ah, Solange, si tu savais, ce pain, ce pain que nous avons partagé ensemble tant et tant d’années, cela se compte en décennies, non ? – eh, vous ! les pigeons ! laissez’ en aux mésanges et arrêtez de donner des coups de bec ! – en décennies donc, où nous avons rompu le pain ensemble sur la toile cirée rouge ornée de roses noires, tu sais, elle est en loques maintenant, coupée de partout par le couteau denté qui gisait entre nous deux, Solange, entre nous deux…
oiseaux, je vous prie, allez lui dire lorsque vous repartirez là-haut, sous le soleil ou la pluie, combien elle me manque, folie, fuite fatale aux fins fonds de son exil humain, trop humain, quel accident, ma mie a été trop creusée et où est ton visage, ton front, ta tête où je multipliais les baisers contre tes cheveux, autant de baisers que de cheveux, non peut-être pas, je t’ai si peu embrassée, je n’ai pas eu le temps, pas eu le temps…
allons oiseaux, allons, cessez de piailler, tout de même vous ne manquez de rien vous, alors que moi je manque de tout, enfin d’elle surtout, vos ailes virevoltent brunes, bleues et noires, dites, où irez-vous lorsque tout à l’heure je vous aurai donné ce pain sollicité à la boulangerie auprès de l’homme en blanc qui se lève si tôt…
oui, oh, c’est vrai, je ne dors plus depuis que tu es partie, Solange, rejoindre seule les anges dont les oiseaux que je nourris sont les émissaires joyeux, vifs et querelleurs…
les querelles, parlons-en, Solange, en avons-nous eues, sans doute, mais ma mémoire en a perdu le souvenir, je me rappelle seulement que par peur de te perdre, je mordais la baguette à l’endroit précis où tu avais posé tes mains pour en arracher un quignon, la croûte me restait entre les dents, longue présence de mes lèvres sur ta paume, la joie, la joie… c’était autrefois…c’était quand…
oiseaux, je m’en vais, arrêtez de mendier, vous voyez bien que la place se remplit à cette heure de midi, je n’ai plus rien à faire ici, puisque Solange n’est pas là et qu’il y a du monde, Solange, je te cherche par la ville, vous voyez, mésanges, je repars sur mon vélo vers d’autres endroits isolés où d’autres oiseaux m’attendent, je reviendrai, oui, oui, je reviendrai les mains chargées de pain, allez, allez, fuyez maintenant, fuyez, attention aux chats, et n’oubliez pas le message pour Solange… parlez lui de François, c’est moi, c’est moi, de François et Solange… François… Solange… vous vous souviendrez , vous vous souviendrez?
oct 18
La jeune fille au portable
…alors il me fait comme ça… il me fait que je suis vachement mignonne… t’imagines ? Ouais ça va te marre pas ! Moi, j’ui dis genre, fichez-moi la paix ! Eh, j’me laisse pas faire, tu sais, le mec, bien la quarantaine quoi… si, si, j’te jure… alors j’ui fais comme ça, genre bien en face : « C’est presque insultant de se faire draguer par un vieux ! » que j’ui dis, si, si, j’ui dis ça comme ça…t’aurais vu l’effet : une vraie douche froide… Genre silence, oui, oui. Le mec complètement scié dis donc !… Tout bête qu’il était là !…Oui, ça va, te marre pas, oui, ça me fait marrer aussi, mais attends, j’ai pas fini… Ben oui, qu’est-ce que tu veux c’était interminable j’te dis, le bus arrivait pas, je sais pas, il venait pas le bus, on était là tous les deux… non ! … Hein ? Quoi ? La grève ? Non, non, je sais pas… oui peut-être, oui, ces cons-là toujours en grève, je sais bien…enfin bref… Lui, après le silence, il se redégonfle pas, il se la joue genre, il me fait comme ça avec un air par en-dessous : « Je vous drague pas… j’ai bien le droit de vous trouver mignonne et de vous le dire ! » Une voix grave, comment dire ? Une belle voix grave quoi…Moi, je savais plus quoi…non, mais je t’assure Jessica… je te jure… comment ? Si je lui en ai retourné une ? Ah ben non…non, non !… Ah toi, tu l’aurais fait, m’étonne pas de toi, Jessica…Oui, ben râle pas, tout le monde est pas comme toi ! Et puis tu sais y’avait un vent de ouf, je devais tenir ma jupe… ah oui, t’as raison, ça c’est vrai, quelle idée aussi…ben oui, j’avais le jean qui séchait dans la cuisine, alors j’avais mis une jupe… ben oui, je sais… ah oui, la jupe c’est pas drôle, te marre pas… Oui, donc, oui, tu l’as déjà dit, tu lui en aurais retourné une, ben oui, je sais… ah non, moi je suis pas comme toi, j’te dis… non, moi, tu sais bien, quelqu’un qui me trouve, quelqu’un qui me trouve euh…oui, comme tu dis… oui, c’est vrai je suis comme ça… ben non, pas comme toi… non, non…tu sais, je sais pas, non là, non, non, j’ai… oui, oui, je sais bien tu me connais bien… oui, j’ai craqué dis donc… non, non, pas du tout, tu rigoles… non euh j’ai pas pu… non, j’ai pas pu résister… comment ? Si je lui en ai retourné une ?… (Elle hurle) Non, mais tu m’écoutes pas ou quoi ? T’entends pas c’que j’te dis ? Mais écoute-moi bon sang… mais puisque je te dis… mais non, pas du tout… Oui, ben ça va Jessica hurle pas comme ça, je sais bien que toi tu lui en aurais retourné une, je sais bien… mais moi, non. Non, non, pas du tout j’te dis…euh… oui, enfin, ben oui… C’était quand ? … attends, je compte… euh c’était quand, attends…Ben, ben, ben y’a trois jours…Oui, trois jours et… euh… trois nuits… oui, trois nuits, trois nuits oui… ben oui, si j’te le dis ! Je suis restée, oui, scotchée… non, quarante ans pas plus, tout mignon… je m’en fous, je m’en fous, je m’en fous… hurle pas… hurle pas j’te dis… chuis prise !… ben oui, je l’aime, oui, oui, mignon les yeux bleus et tout… ben oui, ben oui, ben… (Silence) Merde elle a raccroché !
oct 12
Des Illusions, Désillusions
Cette pièce évoque les violences conjugales ; elle a été jouée pour la première à Laon le 23 novembre 2007. Elle a connu à ce jour 18 représentations et une dizaine est encore prévue dans la région du Nord et de la Picardie.
C’est une suite d’éclats de voix, comme on le dit du verre brisé. C’est une mosaïque où les actrices interviennent en évoquant leur difficulté à dissimuler les brutalités qui leur sont faites ou qui leur ont été faites.
Parfois elles l’évoquent dès le début, essayant de se construire un rempart contre ce qui est ou ce qui fut. Des Illusions Désillusions est alors un constat qui suit plusieurs années de violences, souvent durant de longues décennies. Elles nous expliquent comment et pourquoi elles ont eu la force de subir de pareils désastres intimes. À aucun moment le spectateur n’assiste à la scène classique de dispute qui dégénère : le spectateur doit réfléchir en même temps que les actrices et il n’est pas question de l’aspirer dans la tempête d’un voyeurisme satisfait ; il doit comprendre comment de pareils drames ont pu exploser et se développer pendant des années.
Ce spectacle n’est pas une série de réponses toutes faites ; chacune des six femmes a son passé, ses difficultés, mais à l’intérieur des scènes les enfants reviennent comme un fil rouge, sorte de fil d’Ariane auquel les malheureuses se raccrochent ; ils sont l’espérance, et trônent contre leur gré au centre du piège conjugal qui explose.
La pièce n’est pas le produit de l’imagination de son auteur, mais la mise en forme fictive d’expériences réelles, vécues par ces femmes qui furent autrefois actrices de ces violences et s’en font aujourd’hui l’écho distancié.
Davantage encore qu’une dénonciation, cette mosaïque tente de donner la parole à celles qui pour leur malheur se sont tues si longtemps. Le drame est replacé dans la perspective d’une vie entière où creux et bosses peuvent être avoués dans l’espérance d’être surmontés.
La pièce nécessite la participation de sept actrices. La première a eu lieu à Laon le 23 novembre 2007 et a été jouée par des actrices amateurs, victimes pour quelques-unes, de violences conjugales. Leur témoignage fut très précieux ; qu’elles en soient remerciées ici très vivement. Commandée par le CCAS d’Hirson, la pièce a été mise en scène par Philippe Péroux. Les actrices qui ont assuré les représentations sont : Rosemonde Bricout, Viviane Broquin, Christelle Lefèvre, Monique Lerche, Christine Scellier, Monique Sommé et Stéphanie Menu. La scénographie a été assurée par Sophie Divry et les photos par Damien Carré.
Une musique originale (déposée à la SACEM) a été composée par mr.Potier (Alexandre Benoît).
Téléchargez « Des Illusions, Désillusions » au format PDF – Cette pièce est déposée à la SACD. Tous droits réservés.


