Un poème de Wang Wei sur l’automne

la verdure revient dans la montagne froide
 jour après jour coule lente l’eau d’automne
 canne à la main hors de la porte de branchages
 j’écoute les cris des cigales au vent du crépuscule
 les derniers rayons du couchant illuminent l’embarcadère
  du village s’élève la fumée solitaire
   à nouveau on entend le chant de l’ermite ivre
   il chante comme un fou auprès de cinq saules pleureurs
On peut trouver la calligraphie (en train de se faire) de ce poème ici, c’est fascinant (merci à Olga de cette magique étude):
https://www.youtube.com/watch?v=FAodmcuEuVM

Une réflexion au sujet de « Un poème de Wang Wei sur l’automne »

  1. Eh bien, Raymond, le chemin est embroussaillé pour accéder à votre dernier billet ! Un poème de Wang Wei, la vidéo de Olga, une fois ouverte  » la porte des branchages », voilà une belle surprise ! Merci
    Ce poème évoque pour moi le Peintre Bashô, poète à la vie errante. Il parait que l’on visite aujourd’hui encore, aux environs de Kyôto, l’une de ses huttes. (Voir le si rare ouvrage de Christian Doumet « Trois huttes »(éd. Fata Morgana)

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