Présence (déc.17)

Ce pain que je mords

Le temps où je meurs

Ce vin que je bois

Le sang que je verse

Ce cri que je lance

Dans l’effroi du feu nourri

Et ma chère lointaine aux caresses si longues

Jambes bras visage cœur lieux de mon corps exposé

Qui pourrait l’être à la folle espérance des jupons et des lèvres

Et sont offerts à la mitraille rationnelle d’un crachat de hasard

 

Connais-tu le Chemin où fleurit la grenade

Et les Dames dis-moi où sont-elles en allées

 

Il expire le temps des couleurs

Il n’est plus que le bleu à mon âme immature

Les pansements aspirent le sang inexorablement

Je vois monter le rouge de la terreur

Quelque aube vient

Ultime point là-bas peut-être

Dents serrées sur mon brûle-gueule

Fou du siècle sorti de ses gonds

J’attends la verte insouciance des choses

Pousse la porte du jour

Et vois encore le fil du ciel qui lève

Sur la brève évidence du blanc présent

Où je survis

Une réflexion au sujet de « Présence (déc.17) »

  1. Gegenwart (Dezember 17)

    Das Brot, das ich beiß’
    Die Zeit, wo ich sterb’
    Der Wein, den ich trink’
    Das Blut, das mir fließt
    Der Schrei, der entfährt
    In der Angst vor dem schweren Feuer
    Meine ferne Liebe, endlos lang ihre Liebkosungen
    Beine, Arme, Gesicht und Herz, Körperorte, entblößt
    Wer könnte das sein, törichtes Hoffen auf Unterröcke und Lippen
    Dargebracht dem rationalen Kugelregen einer Zufallsspucke

    Kennst du den Chemin, auf dem die Granate blüht
    Und die Damen, sag, wohin sind sie gegangen

    Es läuft die Zeit der Farben ab
    Nur noch das Blau für meine unreife Seele
    Die Verbände saugen unaufhaltsam Blut
    Ich sehe das Rot des Grauens aufsteigen
    Irgendein Morgengrauen naht
    Der äußerste Punkt dort vielleicht
    Zähne, dich sich festbeißen an der Tabakspfeife
    Dich macht das Säkulum zum Narren, dem der Kragen platzt
    Ich warte auf die grüne Nachlässigkeit der Dinge
    Öffne die Tür des Tages
    Und sehe immer noch den Himmel aufsteigen
    Über der kurzen Spur des jetzigen Weiß
    Wo ich überlebe

    https://parallalie.de/20181201/gegenwart-dezember-17/

    Le cycle est terminé. Merci encore pour l’occasion de le traduire e de reflechir sur les atrocités d’un debut du siècle alors à peine commencé, avec tout un regard vers l’homme comme être humain…

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