Présence (déc.17)

Ce pain que je mords

Le temps où je meurs

Ce vin que je bois

Le sang que je verse

Ce cri que je lance

Dans l’effroi du feu nourri

Et ma chère lointaine aux caresses si longues

Jambes bras visage cœur lieux de mon corps exposé

Qui pourrait l’être à la folle espérance des jupons et des lèvres

Et sont offerts à la mitraille rationnelle d’un crachat de hasard

 

Connais-tu le Chemin où fleurit la grenade

Et les Dames dis-moi où sont-elles en allées

 

Il expire le temps des couleurs

Il n’est plus que le bleu à mon âme immature

Les pansements aspirent le sang inexorablement

Je vois monter le rouge de la terreur

Quelque aube vient

Ultime point là-bas peut-être

Dents serrées sur mon brûle-gueule

Fou du siècle sorti de ses gonds

J’attends la verte insouciance des choses

Pousse la porte du jour

Et vois encore le fil du ciel qui lève

Sur la brève évidence du blanc présent

Où je survis

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