Sur le Chemin des Dames (Nov. 17)

Un vol d’oiseaux passe dans le ciel

J’entends le souffle de leurs ailes dans le silence du vallon

Comme une page qu’on tourne

Et je songe qu’au lieu de lutter contre le vent les rémiges aspirent l’air sous elles

Se laissent porter

Rêve d’écrivain une fois lancé qui ne veut plus jamais poser la plume et renaude

A revenir au plein du jour conscient

D’autant que le vent fait retour

Au mille des feuilles affolées quoique mortes

Les tas formés au long des troncs vont faire leurs tendresses ailleurs

Feuilles qui cachèrent les appels des bêtes

Et regrettent (c’était mieux avant) le temps où l’on se dévorait à cru

Non ce n’est plus le temps des meurtres appuyés d’artillerie

Les saisons sont revenues

Nous n’irons plus au bois massacrer les cousins

Au Chemin des Dames roule la paix

Enfin.

 

On pourra trouver ici

http://parallalie.twoday.net/topics/Chemin+des+Dames/

la version en allemand de ce poème traduite par « parallalie » [Helmut Schulze]

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