marcher d’un pas léger
sous la neige c’est mordre vers l’avant
l’année qui tombe sèche
particules idéales
voyageant sous l’ouest vengeur
villages élégants et droits
petites présences
où le salut au silence absolu
des maisons tassées accroupies
attendent l’enfance
de ce jour où le vent s’apaisera
au large des gouttières bondées
charriant des pleurs
lambeaux de glace translucides
qui vont craquer nuit et jour
la vie reprendra
mon ami que le blanc de décembre
redonne à l’ange son tranchant vif
ce souriant ami
avec ses ailes chaudes du jour neuf
et son sourire soufflé qu’aiment tant
les enfants musiciens