rien ne change
sous les tourbillons
les couleurs se mêlent
en blanches qui glissent
sur la partition terre danse muette
toits sentes asphaltes bois
et sommets assouplis des collines
tout est touché

rien ne change
la neige à la bouche perle sèche
vibre en millions
de particules malice
glissant et glaçant près des rêves
au long des boucles blanches
le ciel le dit mais je le savais
tout est touché

rien ne change
les flocons secondes dévalent
tassés ils miment mon corps
cet assemblage lisse
aux creux lourds du visage
ma main s’y glace brûlée net
la trace va fondre avec les textes
tout est touché

rien ne change
l’avalanche épouse les formes
la loi veut que tout tombe
mais la pelisse
des vers incendiés de vie
durera davantage
que le superbe éclat froid
qui m’a touché