je voudrais peindre à l’encre 
non le petit pan de mur jaune
mais le regard tourné vers nous
que la perle double en son reflet
- fond des mers et lobe coquillage –
ponctuation de l’ocre et craquelé
visage
les lèvres depuis quatre cents ans
chantent le silence des temps
inquiétante tragédie perfection
la jeune fille mime mon étonnement
dans son murmure incarnat muet
à qui le tissu net et plissé rend
hommage
elle sourit s’abstient immobile
de contredire mon souffle
Vermeer l’a voulue horizon
vision si présente que soudain
elle disparaît laissant en mémoire
le regret béant d’un art perdu
mirage


#1 par Amaryllis le 14 de décembre de 2009
| Citation
Qu’elle semble pâle et ingénue, La Jeune Fille à la Perle. Sa beauté est particulièrement émouvante.
« Veermer, le peintre le plus clair, le plus transparent qui soit au monde et que l’on pourrait appeler le contemplateur de l’évidence ».
(Citation de Paul Claudel)