c’est l’histoire de l’ocre solide

entourant de ses bras noueux

l’affaire dispersée la plus fragile

intermittente morte peut-être

 

ange je t’en prie joue-moi

ce brun râpeux de l’entourage

et donne-moi cet éphémère

éternel du scintillement bleu

 

replie tes ailes à la surface

crue de mon tronc nu vibrant

et chante le murmure des enfants

en allés avec la Grande Ourse

 

vois-tu je suis solide je peux

je peux tout avec ton aide

que je n’oublie pas pourtant

la fragilité et la peine infinies

 

tortueux du temps irrattrapable

habillé de feuilles de chêne

et ces pauvres petites isolées

dans l’immensité noire

 

allons bâtissons du solide

des os des bras des corps

habités par les crépusculaires

présences clin d’œil à la nuit

 

le corps et l’esprit