planant

au-dessus de la ville plus jamais sans frontières

l’ami de moi seul connu pour sa passion du vide

et du silence

longuement divertit les tenants attentifs de la liberté

agitant l’aube

de ses bras gigantesques tendus vers le vent d’est

dérisoire

je domine dit l’ange les vertiges de l’histoire

 

ma vie

s’avance à longues brassées contre la course de la terre

je ramène lys liserons livres et lois très belles

et je soutiens

fermement l’éprouvante solitude des enfants apeurés

je donne je donne

de quoi chanter largement sous toutes latitudes

ce qui vous manque

ce calme intérieur que je mime tout le jour

 

joie de créer

et la nuit surtout petits gisants cloués sans dormir

je vous garde ingénument vous berce dans des rêves pourtant

allons allons

flottez avec moi loin des rues et des toits innombrables

ruisselants

rallumez l’étincelle que vous tends la comète palette

en feu

elle et moi sommes les sources du beau sa force lointaine

et si proche