saisir la joie cher ange
aux prémices de novembre te fait sourire
cependant
lorsque la pluie chapitre mes pas
j’entends percer une légère allégresse
nous y sommes mon ami nous y sommes
le tunnel qui s’ouvre n’a pas cette âcreté que nous lui prêtons
oh je sais bien que tes ailes se prennent à la boue
que tu rêves du désert
le sable et son soleil
mais notre temps cher ange
le tamisé des lampes de novembre
dont la table rouge souligne la présence
à travers moi dicte des textes que tu feuillettes
avec envie
tu m’observes quand j’ouvre une bière glisse un pied vers le balcon glacé
quand je soupire la chance la chance
alors que les flaques palpitent puis s’ébrouent à chaque passage de pneu
entends ma joie ressaisie
oiseau défait des friselis de la foi
tout est frais cher ange
la magie est une étude pour jour de pluie battante
c’est là qu’on voit son efficace douce
respire-moi la terre
garde tes sable et soleil pour une autre enfance
vois tout est mouillé ta bure les cimes et la rivière même
son flot ton ennemi clapote enfin limpide
tes ailes lourdes ne remonteront pas son cours
la source t’échappe
alors pourquoi n’élis-tu pas le banal clair de terre
c’est qu’hélas je vole dit l’ange


#1 par L le 10 de mars de 2011
| Citation
J’ai rêvé – je rêve encore – du désert, du sable et du soleil
et un jour je fuirai la fange sur le dos d’une hirondelle
ou sur la vague tracée par les mots d’un poème
Merci pour celui-ci
#2 par Raymond Prunier le 11 de mars de 2011
| Citation
Je vous remercie de mon côté d’avoir porté votre attention sur ce poème déjà un peu égaré dans les suite des textes de ce blog; or, il se trouve que j’ai pour certains comme celui-ci une affection plus grande que pour d’autres, sans doute à cause de ce rêve que vous soulignez ; c’est d’autant plus un rêve que des notations très concrètes viennent le visiter. Je vous souhaite bien d’autres mots tout aussi consolants.