saisir la joie cher ange

aux prémices de novembre te fait sourire

cependant

lorsque la pluie chapitre mes pas

j’entends percer une légère allégresse

nous y sommes mon ami nous y sommes

le tunnel qui s’ouvre n’a pas cette âcreté que nous lui prêtons

oh je sais bien que tes ailes se prennent à la boue

que tu rêves du désert

le sable et son soleil

 

mais notre temps cher ange

le tamisé des lampes de novembre

dont la table rouge souligne la présence

à travers moi dicte des textes que tu feuillettes

avec envie

tu m’observes quand j’ouvre une bière glisse un pied vers le balcon glacé

quand je soupire la chance la chance

alors que les flaques palpitent puis s’ébrouent à chaque passage de pneu

entends ma joie ressaisie

oiseau défait des friselis de la foi

 

tout est frais cher ange

la magie est une étude pour jour de pluie battante

c’est là qu’on voit son efficace douce

respire-moi la terre

garde tes sable et soleil pour une autre enfance

vois tout est mouillé ta bure les cimes et la rivière même

son flot ton ennemi clapote enfin limpide

tes ailes lourdes ne remonteront pas son cours

la source t’échappe

alors pourquoi n’élis-tu pas le banal clair de terre

 

c’est qu’hélas je vole dit l’ange