et tu iras chantant cher ange
encore de longues années
cachées derrière la montagne
fière où la cathédrale luit
au-dessus des enfants musiciens
c’est un temps alerte et gai
parfois qui éclaire les visages
même en octobre même pluvieux
les troncs rouges des pins célèbrent
la victoire des enfants aguerris
la mélodie martiale facile
a des accents peu classiques
l’orphéon y danse toute la nuit
au rythme des pas angéliques
que les enfants esquissent légers
tu vois rien n’est jamais perdu
on peut mélancoliser à loisir
au milieu des voitures pénibles
la marche chantée demeure ici
dans le corps des enfants éblouis

