les feuilles en fureur à tire d’aile
brunies aux contours
cascadent contre moi isolé
dans le silence de l’orée
où je débouche soudain perclus
hors la forêt adulte
il me reste quoi un ou deux labours
avant de toucher au chemin
qui chuchote et aspire mes pas
il y a quelques ponts
encore c’est vrai sourires de l’ange
l’eau vive va bien
je me vois je te vois je les vois
cent fois ce poème
le chante de sa voix encore sûre
il n’est pas de retour
tu demandais la vie tu l’as eue
et le chant au-dessous
allons allons la barque est au bout
rames dans l’eau
les tolets bien huilés attendent tes bras
pour virer vers l’obscur
Depuis le printemps 2009, j’ai écrit régulièrement des poèmes, coiffés sous un ensemble intitulé: « Saisons de l’Ange ». Celui-ci porte le numéro cent, même si seulement les deux tiers ont paru dans ce blog. Des publications de poèmes sont prévues ici jusqu’au printemps prochain, afin de faire le tour des saisons. Que ce numéro cent signe l’espérance de mener au bout l’aventure que je me suis fixée !
Je profite de cette petite note pour saluer le nep qui, grâce à sa virtuosité technique, a ouvert cet espace. Il est certain que sans lui je n’aurais sans doute pas cultivé avec tant d’acharnement ce modeste petit artisanat risqué. Qu’il en soit chaleureusement remercié ! Son aide précieuse est constante et je lui dois beaucoup. Merci encore pour son attentive stimulation et sa construction de cet espace d’un grand sérieux technique.


#1 par Raymond Prunier le 27 de novembre de 2009
| Citation
Je vous remercie de cette impatience qui me semble positive ! L’hiver sera transparent. Le blanc (toutes les couleurs rassemblées) sera omniprésent. Mais j’attends l’hiver comme vous pour voir les jours croître de nouveau. Le voyage d’hiver n’est pas seulement le Leiermann de Schubert. C’est aussi une vision parfaite de nos destins. Lucidité et soleil glacé sont nos compagnons de voyage. Nous y verrons donc plus clair ! Ce sera l’heure de la raison pure.
#2 par Raymond Prunier le 4 de décembre de 2009
| Citation
Je comprends seulement maintenant de quoi vous parlez: « des mots qui illustrent des illustrations qui illustrent des mots »… la formule était pourtant claire. Suis-je borné !