ma trace fuit sous les averses
menace d’octobre où le huit est un dix
on vieillit à vive ouverture
les rides s’accélèrent les pas ralentissent
et la mer a toujours le même rythme lent
les soixante ans vont retirant la herse
passant ivres sur la belle vie et le Paris
on en revient des rêves d’aventure
les cibles dérapent les projets se détissent
et la mer a toujours le même rythme lent
la crasse de nuit et les rêveries diverses
tassent l’aigre regret de n’avoir pas repris
la vie ne valait pas les vastes couvertures
oh bibles poèmes et pages de haute lisse
et la mer a toujours le même rythme lent

