ami des abeilles

heureux lieu des miels

senteurs avides de ciels

voici l’août vernis dans les collines alentour

blanches de pollen

poussière que l’haleine

des fruits emplit de graines

déjà la svelte récolte s’écrase dans les cours

folle saison

au silence poison

entre deux pluies sans façon

où les petites nuits mordent un peu chaque jour

sur le soleil

rallongeant les veilles

et où l’on conte les merveilles

d’une belle saison éternelle aux enfants ébahis

 

et leurs rires vermeils