la saturation ocre de juillet s’écrase à l’ouest

les marronniers sont à la peine au bord du macadam

déjà la lumière vire oblique lourde

et ces jours qu’on ramasse plus qu’on ne les cueille

l’aube a certes toujours les mêmes roses gris

les mêmes sourires frais dignes de mars

et pourtant

 

le chant du coq s’enroue semble-t-il plus vite

les appels des pies grincent mécaniquement

demain allonge les soirs doux de ses obscures senteurs

c’est un épuisement qui gagne et les noisettes vertes

saignent déjà sous les pas – as-tu vécu dit-il

- je ne sais cher ange ce ne fut pas si mal

et pourtant