après que le ciel

ait embrasé la terre

- les moissons en frissonnent encore –

puis noyé rideau fou

toits maïs ruelles betteraves

caniveaux

une paix infime et pure

se glisse entre les mailles

de l’aube réellement première

 - oh ce pas que je retiens –

liseré horizon facile ce rouge

mon sang

ma respiration devient classique

presque froide de bonheur vrai

si bien qu’à la misère croisée

je donne je donne je donne

les lendemains d’orage

me laissent généreux