veille ami à n’être rien
à l’instant où ton doigt
va peser sur la touche
quand ta main immobile
va tracer ce que la bouche
tait
tu t’absentes et c’est toi
et le souverain bien
qui s’ensuit est le trésor
notes poèmes souffle doigt
parfum des troènes toujours
trilles serrés du merle
au bel été
le rosier s’ouvre au plein
des éphémères lois
ce jeune vert décor
le jardin où tu n’es pas
l’impasse ancrée à la cour
où tranquille le pas perle
en juillet
va donc enfant du lien
rêveur de la droite voie
quand le bouleau prend l’or
du soir calme port
instant du velours de soi
tu n’es jamais à court
lorsque le silence parle
dans la paix

