face à l’affaire d’avril croissant
où l’ange dépêche ses ordres
les corbeaux flanchent
deuil sous les ailes
la ruée des myosotis les déloge
les prés bleus sont des miroirs affreux
ils fuient
harcelés des pépiements divers
on les voit basculer vers le nord
ils se cachent
et sous la neige des fruitiers béats
déchirant des écorces
ils se murmurent à l’ombre
des vengeances glacées


#1 par iris de lange le 11 de janvier de 2010
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il y a aussi du myosotis dans la plume du corbeau si vous regardez bien, point de deuil , non .
ils sont là je crois pour nous opposer la clarté du monde
#2 par Raymond Prunier le 11 de janvier de 2010
| Citation
Vous avez raison, il ya même du ciel volé, un bleu vert, comme s’ils étaient les gardiens de l’été au plein de l’hiver ou du printemps commençant. Mais je plaiderai l’indulgence: il s’agit du deuxième poème que j’aie jamais écrit. J’ai pris les corbeaux comme on les voit communément. C’est une erreur de débutant. L’apprenti ébéniste fait des tables bancales. Et puis j’avais besoin de ce cliché pour créer le frisson qui est le vrai but de ce petit texte.
Merci en tout cas de forcer la main du peintre du dimanche afin qu’il revienne plus précisément sur ses visions. Valéry dit quelque part qu’évoquer directement la mort dans un texte c’est se payer de l’émotion à peu de frais.